Le Framework
TEAF face à TOGAF, ITIL, COBIT et SAFe : qui fait quoi
Ce que chaque référentiel couvre, ce que TEAF hérite, adapte et combine — et ce qui reste propre à sa boucle.
7 min de lecture
La première question posée à TEAF, presque systématiquement, est celle-ci : encore un nouveau framework d'architecture d'entreprise, pour remplacer lequel des précédents ? La réponse est qu'aucun n'est remplacé. TEAF se positionne comme une couche d'orchestration continue qui s'ajoute à des référentiels éprouvés par deux décennies de pratique industrielle — pas comme un concurrent de plus dans un marché déjà saturé de méthodes.
TOGAF et ArchiMate — la colonne vertébrale méthodologique
TOGAF reste la colonne vertébrale méthodologique et de gouvernance de l'architecture d'entreprise dans TEAF. Il ne le concurrence pas : TOGAF continue de structurer la démarche globale, l'ADM et la gouvernance amont. ArchiMate reste de son côté la notation de référence pour représenter les modèles TEAF — la boucle, le métamodèle, les artefacts se dessinent en ArchiMate, qui reste une vue, jamais TEAF lui-même. Aucun des deux n'a besoin de TEAF pour être valide ; c'est TEAF qui a besoin d'eux pour fonctionner.
ITIL et COBIT — la gestion opérationnelle et le contrôle
ITIL, aujourd'hui porté par Axelos puis PeopleCert, conserve son rôle dans la gestion opérationnelle des services informatiques — incidents, changements, catalogue de services. COBIT continue d'encadrer la gouvernance et le contrôle des systèmes d'information, l'audit et la conformité au sens large. TEAF ne cherche à s'y substituer dans aucun des deux cas : la boucle TEAF orchestre les décisions d'architecture, elle ne réécrit pas la gestion des services ni les référentiels de contrôle.
SAFe — la coordination agile, un périmètre que TEAF n'aborde pas
SAFe conserve la coordination des équipes agiles à grande échelle — un périmètre que TEAF n'aborde délibérément pas. Une organisation qui déploie SAFe pour synchroniser ses équipes produit et TEAF pour orchestrer sa gouvernance d'architecture ne fait pas un choix contradictoire : les deux répondent à des questions différentes, l'une sur la cadence de livraison, l'autre sur la traçabilité de la décision.
Ce que TEAF ajoute, précisément
Ce qui reste propre à TEAF, au-delà de ces cinq référentiels hérités, est plus restreint mais plus structurant : une Boucle fermée en huit composants — Intent, Capability, Knowledge, Decision, Automation, Execution, Observation, Learning — que TEAF assemble avec des rôles de gouvernance nommés. Aucun de ces cinq référentiels ne relie ces huit étapes dans un cycle unique, fermé et instrumenté de bout en bout. C'est cette fermeture complète, du composant Intent jusqu'au composant Learning, qui manque aux référentiels existants pris séparément — et c'est elle que TEAF propose comme contribution.
- TOGAF et ArchiMate restent la méthode et la notation de référence ; TEAF ne les remplace pas.
- ITIL garde la gestion opérationnelle des services, COBIT la gouvernance et le contrôle.
- SAFe garde la coordination agile à grande échelle, un périmètre hors du champ de TEAF.
- Ce qui reste propre à TEAF : la Boucle fermée en huit composants et les rôles de gouvernance qui la font vivre.
Cet enjeu vous concerne ?
Un premier échange gratuit pour l'évaluer ensemble.