Le Framework
La boucle TEAF, composant par composant
Intent, Capability, Knowledge, Decision, Automation, Execution, Observation, Learning : ce que chaque étape apporte concrètement.
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Huit mots reviennent sans cesse dans le vocabulaire TEAF : Intent, Capability, Knowledge, Decision, Automation, Execution, Observation, Learning. Pris isolément, ce sont des concepts d'architecture classiques, dont aucun n'est vraiment nouveau. Ce qui change, c'est qu'ils sont reliés en boucle fermée — et c'est cette fermeture qui transforme huit étapes en système vivant plutôt qu'en pipeline documentaire de plus.
Intent — l'intention tracée jusqu'à sa source
Tout démarre d'une intention formalisée : un objectif du COMEX, une contrainte réglementaire, une opportunité identifiée sur le terrain. La différence avec un cahier des charges classique n'est pas dans le contenu, mais dans la traçabilité : chaque décision prise plus loin dans la boucle doit pouvoir remonter jusqu'à l'intention qui la justifie. Une intention qui ne sert aucune décision documentée est un signal — soit elle n'était pas claire, soit personne ne l'a réellement exécutée.
Capability et Knowledge — ce qu'on mobilise, ce qu'on sait déjà
Une intention seule ne produit rien : elle mobilise une capacité — métier, technique ou de conformité — qui existe déjà quelque part dans l'organisation, même de façon imparfaite. Et cette capacité s'appuie sur une connaissance disponible : données, décisions passées, dépendances, contraintes. C'est le rôle du Knowledge Backbone de rendre cette connaissance consultable en un seul endroit, plutôt que dispersée entre trois tableurs et la mémoire de deux personnes.
Decision — le choix qui devient Living ADR
À partir de la connaissance disponible, un choix est fait. TEAF le formalise en Living ADR — pas un document qu'on rédige une fois et qu'on archive, mais une décision qui reste connectée à ce qui l'a produite, et qui peut être révisée explicitement quand ses conditions changent. C'est le point de bascule de la boucle : avant, on rassemblait de l'information ; après, on agit sur une base tracée.
Automation et Execution — le passage à l'acte, sous supervision
La décision se traduit en exécution automatisée — un pipeline, un agent IA, un déploiement — supervisée par l'AI Control Plane, qui définit ce qui peut se faire sans validation humaine et ce qui ne le peut pas. L'exécution elle-même est le changement effectivement produit dans le système d'information : ce n'est plus une intention ni un plan, c'est un fait constaté.
Observation et Learning — la boucle qui se referme vraiment
C'est ici que la plupart des démarches d'architecture s'arrêtent, faute de discipline : on documente l'intention et la décision, rarement ce qui s'est réellement passé. TEAF impose la mesure de l'écart entre le résultat obtenu et l'intention initiale — l'Observation — puis en tire un apprentissage réinjecté dans la prochaine intention. Sans cette dernière étape, les sept premières produisent un historique. Avec elle, elles produisent un système qui s'améliore à chaque cycle.
- La boucle relie huit étapes déjà connues séparément ; sa valeur vient de leur fermeture, pas de leur nouveauté individuelle.
- Intent trace chaque décision jusqu'à sa justification d'origine.
- Decision se formalise en Living ADR, pas en document figé.
- Observation et Learning referment la boucle — l'étape la plus souvent négligée, et la plus déterminante.
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